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     On a pu remarquer en outre que certaines catégories de populations sont plus sensibles que d'autres à ce type de cancers. En effet, des études épidémiologiques ont montré que les enfants âgés de moins de 15 ans au moment de l'accident avaient statistiquement plus de chances de développer des cancers de la thyroïde. Pourtant ce type de cancer est très rare chez les enfants (0,2 à 0,5 cas par millions d'enfants par an). Alors comment expliquer cette augmentation inhabituelle ?

     La thyroïde de l'enfant ne s'est pas encore totalement développée et garde donc une faible masse. Cela engendre une potentiel de captation plus important et, par conséquent, une contamination supérieure à celle de l'adulte pour une même irradiation. Par exemple, la contamination est environ 8 fois supérieure à 1 an, 4 fois supérieure à 5 ans pour une même ingestion d'iode. De plus, comme les enfants consomment beaucoup de produits laitiers (aliments contenant de l'iode), ils sont plus propices à ce type de maladies.

     De plus,l'enfant subit de nombreuses transformations (puberté durant l'adolescence), qui sont très souvent occasionnées par des hormones hypophysaires et thyroïdiennes. La glande thyroïde est donc plus stimulée. Cette stimulation jouera donc le rôle de promotion dans le développement du cancer.

     Il existe plusieurs types de cancers de la thyroïde qui se distingue par le type de tissu atteint. Il faut opposer les cancers différenciés, qui sont hormono-dépendants et sensibles à la Thyrostimuline ou TSH (hormone produite par l'hypophyse pour stimuler la production de thyroxine), et les cancers indifférenciés et médullaires qui sont indépendant de la TSH.

     Les cancers différenciés (papillaires, vésiculaires, folliculaires ou trabéculo-vésiculaires) ont une incidence sur le fonctionnement général du corps. En effet, ils ont atteint des tissus sécrétant des hormones. Ces hormones seront, soit modifiées, soit inexistantes. Par conséquent, elles ne rempliront plus leur rôle initial.

     Les cancers médullaires ont atteint les cellules C de la thyroïde, sécrétant de la calcitonine (hormone régulatrice de la calcémie). Il représente moins de 5 % des cancers thyroïdiens. Il y a hypersécrétion de calcitonine, et donc mauvaise régulation de la calcémie. Les symptômes sont une calcémie anormalement élevée, et parfois une diarrhée motrice et des accès de rougeur.

     Les cancers indifférenciés atteignent des tissus qui ne sécrètent pas d'hormones. Ce type de cancers ne représente que moins de 1 % des cancers thyroïdiens. Le phénotype clinique traduit la présence de nodules thyroïdiens.


Représentation de la thyroïde dans son environnement tissulaire

Différents organes sur lesquels agissent les hormones thyroïdiennes
     De nos jours, les cancers thyroïdiens sont très bien soignés. En effet, on observe dans 90 % des cas une guérison totale s'il est dépisté à temps. Comme on peut le voir sur le schéma ci-contre, les hormones thyroïdiennes ont une influence sur de nombreux organes. Aussi, il n'est pas rare qu'à longs termes les cancers thyroïdiens occasionnent des métastases osseuses, des tumeurs au cerveau, des cancers de l'utérus, des cancers du côlon... qui eux sont beaucoup plus graves.

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